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Dialogue de sourds

Nos adversaires aux élections aux Chambres de Métiers s’en prennent aux CPRIA, accusées de faire le jeu des syndicats… C’est du moins ce que le Medef leur a soufflé !

Le scrutin pour les élections à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Landes est bel et bien engagé. Faute d’idées ou d’arguments pour les faire valoir, nos adversaires ressuscitent de vieilles polémiques.

Cette fois-ci, ce sont les Commissions Paritaires Régionales Interprofessionnelles de l’Artisanat (CPRIA) qui font les frais du débat. Elles seraient coupables de faire rentrer « les syndicats dans nos petites entreprises ». Rien de moins !

Rentrer ou sortir ?

Une accusation d’autant plus savoureuse que les CPRIA… font exactement l’inverse !

Restituons le débat. Pour améliorer le dialogue social, l’État a rendu obligatoire la représentation des salariés au sein des entreprises qui en comptent moins de 11. Pour reprendre l’argument de nos adversaire, la loi faisait donc rentrer « les syndicats dans nos petites entreprises ». C’est alors que l’UPA a proposé la création des CPRIA.

« L’idée était d’organiser ce dialogue entre salariés et employeurs dans des structures consultatives dédiées, ou la représentativité des deux parties serait assurée, et surtout en dehors des entreprises ! L’UPA a donc fait « sortir » ces fameux syndicats que la loi imposait de faire entrer ! » précise Jean-Luc TACHON, Président de l’UPA des Landes.

Laisser travailler les artisans

Ce faisant, elle laissait les chefs d’entreprise se consacrer à ce qui devrait rester leur tâche principale : développer leur activité. Bien entendu, les entreprises du CAC 40 n’ont pas ce genre de problème : elles ont des services RH qui sont dédiés à ces questions, et le Medef ne s’en préoccupe pas. Est-ce une raison pour mentir aux « petites entreprises » ?

Signe de l’adéquation de ce dispositif avec les attentes des professionnels, il a été plébiscité à plusieurs reprises depuis sa création. L’État envisage d’ailleurs de l’étendre à toutes les entreprises de moins de 50 salariés.

Pourquoi alors se priver d’un outil de dialogue social efficace, qui permet aux artisans et commerçants de proximité de ne pas se perdre en arguties juridiques avec leurs propres employés ? Parce qu’il a un coût ? Certes, un peu plus de 20€ par salarié et par an. Ce n’est pas cher payé la paix sociale !

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