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Halte à l’enfumage !

30 Sep 2016  ●  ,
La lutte contre la concurrence déloyale est un sujet trop important pour être détourné à des fins électoralistes.

L’approche des élections fait des miracles. Ou du moins, elle suscite des apparitions. Ainsi, nos opposants se sont fendus hier d’un mail à presque tous les artisans du département. « Presque » tous les artisans, car, curieusement, il semblerait qu’aucun micro-entrepreneur n’ait reçu cette missive. Et pour cause, elle dénonce les effets délétères de la concurrence déloyale des autoentrepreneurs.

Réveil tardif

Nous saluons le réveil de nos adversaires, et son timing remarquable, à quelques heures du début du scrutin. Profitons, nous aussi, de cette occasion pour leur rappeler que ce sujet, qu’ils évoquent avec autant d’à-propos, ne relève pas des compétences des Chambres de Métiers. Ce sont les organisations professionnelles, l’UPA en tête, qui mènent ce combat, pour une plus saine concurrence. On rappellera d’ailleurs le silence assourdissant qu’ont observé, pendant des années, la CGPME, le Medef et le Cidunati sur ce sujet, jusqu’à ce réveil tardif !

Si l’UPA s’est élevée contre ce régime auprès des pouvoirs publics, à aucun moment elle n’a visé ses utilisateurs. Bien au contraire, si demain les candidats de la liste « UPA 100% Artisans » sont élus, ils proposent :

  1. De mieux informer des porteurs de projets sur les régimes qui sont à leur disposition. Car, études à l’appui, nous observons que celui de la microentreprise est plus souvent générateur de précarité que d’avantages.
  2. De les accompagner dans le développement de leur activité pour qu’ils basculent très rapidement vers des régimes plus traditionnels.

Demain, nous nous engageons à être les représentants de toutes les entreprises, sans exception.

Lutte contre l’injustice

La lutte contre toutes les formes de concurrence déloyale est une des préoccupations principales des artisans et commerçants de proximité, et par conséquent au cœur des revendications de l’UPA. La règle « même droits et mêmes devoirs » pour tous ceux qui exercent la même activité y figure en bonne place. Grâce à notre action, nous avons largement réduit les inégalités de règlement entre les différents régimes qui existent.

L’UPA est aussi engagée contre le travail clandestin, l’exercice d’une activité selon des conditions réglementaires, fiscales ou sociales détournées. Les artisans et commerçants souffrent de ces injustices, et sont nombreux à réclamer, comme l’UPA et ses composantes (CAPEB, CGAD et CNAMS) une plus grande rigueur dans les contrôles et dans l’application de la loi.

Mais ce sujet douloureux doit-il être mis au centre des débats, dans un scrutin dont l’issue n’apportera aucun changement notable en ce cas précis ? Ne doit-on pas y voir une pitoyable opération d’enfumage ?

Réalités de l’artisanat

Nous attendions plutôt nos adversaires sur les thématiques propres à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat. Que proposent-ils sur la formation professionnelle continue ? La création/transmission/reprise ? L’apprentissage ? Le développement économique ? Les problématiques d’aménagement du territoire ? Nous ne trouvons pas trace de leurs propositions sur ces sujets, qui concernent tous les artisans et commerçants de proximité landais, et sur lesquels les futurs élus de la CMA auront à œuvrer.

Le débat ne justifie pas toutes les dérives. Les artisans et commerçants de proximité des Landes méritent un langage de vérité, sur les problèmes qu’ils vivent au quotidien. Pas des arguments électoralistes, qui témoignent au mieux d’une ignorance, au pire d’un mépris de leurs réalités et de leurs attentes.

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